↑ Retour à Expositions 2013

2013/03-06 – Expo « Pierre Tombal : La Mort … et alors ! » / Cauvin et Hardy

« Dieu sait que je n’ai pas le fond méchant,

Je ne souhaite jamais la mort des gens ;

Mais si l’on ne mourait plus,

Je crèverais de faim sur mon talus…

Je suis un pauvre fossoyeur. »

Pierre Tombal pourrait reprendre à son compte le refrain de Georges Brassens mais sa vie n’a rien de triste !

Depuis 30 ans son « sacerd’os » consiste à ridiculiser la grande faucheuse, à être aux petits soins pour ses pensionnaires en dialoguant avec eux et en faisant régner un ordre bon enfant dans le cimetière dont il a la charge.

Décidément, fossoyeur, ce n’est pas un métier de tout repos… éternel.

De ce concentré d’humour noir, tendance macabre, signé par le duo Cauvin et Hardy l’équipe de la bibliothèque provinciale du CERIST à Tournai a tiré 18 planches des 28 albums de la série.

Ces planches, organisées par thèmes (rites et cérémonies funéraires, causes de décès, aspect social dans l’art funéraire, deuil, dons d’organes…) seront illustrées par des ouvrages scientifiques issus des collections de la bibliothèque ou obtenus par le biais du prêt inter-bibliothèques.

Pour achever la « mise en situation », la section horticole de l’IPES Tournai installera une pelouse d’ « honneur » et le Musée des arts de la marionnette exposera quelques-unes de ses pièces en rapport avec la mort.

Le vernissage de l’exposition est prévu le samedi 23 mars à 11 h en présence des 2 auteurs et servira de lancement officiel à la campagne :

 « Printemps des bibliothèques »

sur le thème

« Les bibliothèques prennent le temps »

La librairie Decallonne mettra en vente, en avant-première, le 29e album de la série « Des os et des bas ».

Avis aux chasseurs de dédicaces, les auteurs personnaliseront leurs albums de 14 à 17 h.

Pierre Tombal et des marionnettes ? Pourquoi ?
La marionnette entretient, avec le thème de la mort, des relations étroites liées à son répertoire de jeu et à son essence profonde. Métaphore de la condition humaine, la marionnette a de tout temps incarné les angoisses de l’homme face à la mort. Dès l’aube de l’humanité, elle a été choisie pour être l’intermédiaire sacré entre l’homme et les dieux, entre le monde du visible et celui de l’invisible. Elle s’est retrouvée au cœur de nombreux rites de purification, d’exorcisme, et a animé les cultes rendus aux esprits, aux ancêtres et aux divinités. Même si cette fonction rituelle a été délaissée en Europe au profit du divertissement, la marionnette porte toujours en elle cette contradiction entre l’animé et inanimé, entre la vie et la mort. Objet inerte, la marionnette prend vie juste un instant, celui du spectacle et la perd aussitôt le rideau tombé. Elle reproduit par sa brève existence celle de l’homme, inexorablement voué à la mort et destiné à quitter la scène, un jour ou l’autre. [Texte : Centre de la Marionnette de la Fédération Wallonie-Bruxelles]